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Les grandes figures du musée

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Joseph Louis Capitan
Mégalithe

Joseph Louis Capitan

Deux carrières menées de front

Louis Capitan commence à suivre en 1872 les cours de Gabriel de Mortillet à l’Ecole anthropologique. Il devient docteur de la faculté de médecine de Paris et interne des Hôpitaux de Paris en 1878. Deux ans plus tard, il crée le premier laboratoire de pathologie et de thérapeutique de la faculté de médecine. Il soutient sa thèse de doctorat de médecine en 1883. Il mène de front ses deux carrières et publie pratiquement autant dans l’une ou l’autre discipline.

Un archéologue à part entière

En 1898, il succède à G. de Mortillet à la chaire d’anthropologie et découvre en 1901 des vestiges d’art pariétal paléolithique dans la grotte de Font-de-Gaume (Dordogne) avec H. Breuil et D. Peyrony. Il est ensuite vice-président de la Commission du Vieux Paris (1904) et vice-président du Congrès international d’anthropologie et d’archéologie préhistoriques (1906). A partir de 1908, il enseigne au Collège de France où il occupe la chaire d’américanisme après avoir fouillé sur le continent américain à de nombreuses reprises. L’année suivante, il devient membre de l’Académie de médecine.

Pendant la Première Guerre mondiale, il dirige le service des contagieux à Vincennes car il ne peut être mobilisé. En 1916, il participe à la restauration et à la mise en valeur des arènes de Lutèce.

Une méthode de travail sérieuse

Sa vision de la recherche en archéologie est de fonder son travail sur l’interdisciplinarité et sur l’étude de terrain. Il mène aussi des expérimentations sur la taille des silex, essayant de reproduire le geste préhistorique. Il est également partisan de l’emploi de la méthode stratigraphique lors des fouilles. Selon lui, l’archéologue doit restituer le geste et la pensée. Il collabore beaucoup avec H. Breuil et D. Peyrony et est à l’origine de l’Aurignacien (39 000-29 000 BP) qu’il établit à partir des fouilles de La Ferrassie (Dordogne).

Son apport majeur reste la reconnaissance du caractère artistique des peintures des grottes. Sa dernière contribution importante est celle de la dénonciation des faux de Glozel (1924).

 

Pour aller plus loin :

- Bibliographie :

GRAN-AYMERICH E., Dictionnaire biographique d’archéologie 1798-1945, Paris, CNRS Editions, 2001. 

MAURER M. A., VAUFREY R., « Louis Capitan », In : Journal de la Société des Américanistes, Tome 21, n°2, pp. 402-409, 1929.

- Liens :

http://www.inha.fr/fr/ressources/publications/publications-numeriques/dictionnaire-critique-des-historiens-de-l-art/capitan-louis.html

 

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