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La Gaule romaine
Couple sur un lit dit les Amants de Bordeaux RMN-GP - Franck Raux
Couple sur un lit dit les Amants de Bordeaux
Couple sur un lit dit les Amants de Bordeaux RMN-GP. Franck Raux
Couple sur un lit dit les Amants de Bordeaux
Couple sur un lit dit les Amants de Bordeaux RMN-GP. Franck Raux
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Céramique

Couple sur un lit dit les Amants de Bordeaux



Ce couple amoureux, découvert en 1850 à Bordeaux, parfois appelé « amants de Bordeaux », reste exceptionnel dans l’abondante production de figurines en terre cuite gallo-romaine, où les représentations de divinités, Vénus et déesses-mères en tête, occupent une place prédominante.

Les figurines, produites en très grandes séries dans le centre de la Gaule, en Bourgogne et dans d’autres régions, sont des objets de piété bon marché, destinés aux dieux, mais qui peuvent aussi accompagner le défunt dans la tombe. D’autres, plus rares, sont des jouets ou encore des éléments de décor, peut-être est-ce le cas ici.

Les deux personnages, nus, mais recouverts en partie d’une couverture, sont tendrement enlacés. Traitée ici avec beaucoup de délicatesse, la scène n’a rien de commun avec les représentations érotiques très crues habituelles sur les lampes en terre cuite d’époque romaine. Mieux que sur les stèles funéraires un peu figées où figurent parfois deux époux, elle saisit de façon unique l’intimité d’un couple.

Aux pieds du couple enlacé, un chien roulé en boule dort paisiblement. Un chien accompagne de temps à autres ses maîtres, sur les stèles funéraires, mais il ne leur est jamais associé de façon aussi familière. D’assez nombreuses statuettes de chiens, en bronze et en terre cuite, permettent de reconnaître différents types de chiens, par ailleurs décrites par les textes littéraires antiques : lévriers, chiens courants, petits chiens du type « loulou »... En revanche, le chat, représenté sur quelques rares stèles funéraires, comme à Bordeaux sur celle d’un enfant, reste à l’époque gallo-romaine un animal exotique.

Au revers du lit, l’objet porte une marque de fabrique : PISTILLVS FECIT (Pistillus a fait). Le potier Pistillus, actif à Autun (Saône-et-Loire) vers la fin du IIe siècle et au début du IIIe siècle, signait une partie de sa production, contrairement à la plupart de ses collègues. Cette signature, apposée à l’intérieur du moule avant qu’il ne soit cuit, n’est pas assimilable à une signature d’artiste, elle est sans doute liée à l’organisation de la production. Celle de Pistillus se distingue par une exploitation assez raffinée de thèmes variés utilisés par la plupart des coroplathes (fabricants de figurines) : déesses protectrices, Abondance, Vénus dans un édicule, Epona, bustes d’enfants, chevaux…

 

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