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Objets documentaires

Bibliothèque
Philippe Joseph. Cinq années de fouilles au Fort-Harrouard : 1921-1925. Rouen : Lecerf, 1927.  MAN - V. Go
Philippe Joseph. Cinq années de fouilles au Fort-Harrouard : 1921-1925. Rouen : Lecerf, 1927.
Philippe Joseph. Cinq années de fouilles au Fort-Harrouard : 1921-1925. Rouen : Lecerf, 1927.  MAN - V. Go
Philippe Joseph. Cinq années de fouilles au Fort-Harrouard : 1921-1925. Rouen : Lecerf, 1927.
Philippe Joseph. Cinq années de fouilles au Fort-Harrouard : 1921-1925. Rouen : Lecerf, 1927.  MAN - V. Go
Philippe Joseph. Cinq années de fouilles au Fort-Harrouard : 1921-1925. Rouen : Lecerf, 1927.
Philippe Joseph. Cinq années de fouilles au Fort-Harrouard : 1921-1925. Rouen : Lecerf, 1927.
Philippe Joseph. Cinq années de fouilles au Fort-Harrouard : 1921-1925. Rouen : Lecerf, 1927.
Philippe Joseph. Cinq années de fouilles au Fort-Harrouard : 1921-1925. Rouen : Lecerf, 1927.
Ouvrages

Philippe Joseph. Cinq années de fouilles au Fort-Harrouard : 1921-1925. Rouen : Lecerf, 1927.

L’ouvrage présenté est issu des collections de la bibliothèque du musée d’Archéologie nationale et Domaine national de Saint-Germain-en-Laye.

Cinq années de fouilles au Fort-Harrouard : 1921-1925 est inscrit sur le registre d’entrées le 29 octobre 1927, peu de temps après sa parution. L’exemplaire de la bibliothèque est dédicacé par l’auteur, l’abbé Philippe, en hommage à Salomon Reinach, alors directeur du musée depuis 25 ans.

Joseph Philippe naît en 1871, dans l’Eure. Il passe par le Petit Séminaire, puis est inscrit au Grand Séminaire d’Évreux avant d’être nommé vicaire à Rugles. Grâce à ses lectures et ses rencontres, il commence à s’intéresser à l’archéologie, l’amenant à conduire des fouilles au Fort-Harrouard ainsi qu’à appartenir à la Société normande d’études préhistoriques. Dans son livre, l’abbé Philippe s’attache tout d’abord à décrire le site fouillé, Fort-Harrouard. Il s’agit d’un fort défensif, de sept hectares, se trouvant en Eure-et-Loir. En 1905, lorsque l’abbé Philippe commence ses fouilles, le fort est déjà exploré depuis 1897 par un érudit, P. Chédeville, qui convainc alors l’abbé Philippe de se joindre à lui. Seulement interrompu quelques années durant les périodes de guerre, Joseph Philippe mène des fouilles au Fort-Harrouard jusqu’à sa mort en 1950 et publie plusieurs articles sur ce site archéologique.

Ses recherches ont été en partie subventionnées par Louis Deglatigny (archéologue et collectionneur normand), le Comité des travaux historiques et scientifiques ainsi que par l’Association française pour l’avancement des sciences entraînant en contrepartie le don du mobilier trouvé au musée d’Archéologie nationale qui conserve aujourd’hui encore la majeure partie de ses trouvailles. Par ailleurs, le musée détient également les archives de l’abbé Philippe, conformément aux dernières volontés de celui-ci. Ces archives comportent à la fois des documents sur Fort-Harrouard (inventaires, tirages photographiques, dessins…) mais également ses correspondances et documents personnels. Ces fonds sont consultables en ligne à partir de ce lien : Fonds Abbé Philippe.

Dans son ouvrage, paru originellement dans un numéro hors-série du Bulletin de la Société normande d’études préhistoriques (PHILIPPE J. « Cinq années de fouilles au Fort-Harrouard. 1921-1925 ». Bulletin de la Société normande d’études préhistoriques, 1927, t. XXV bis (bulletin hors-série), 175p), l’abbé Philippe passe en revue les objets découverts, qu’il classe par époque. Le site a été occupé successivement par deux populations distinctes. Les premières traces de vie datent du Néolithique, avec des témoignages de sépulture et de matériel lithique. Ensuite, le site est abandonné durant presque 500 ans pour enfin être habité par un peuple gaulois. L’abbé Philippe ne produit pas un inventaire des objets, mais bien un panorama du mode de vie des habitants du site : il décrit scrupuleusement ses trouvailles puis formule des hypothèses sur la présence des objets et ce que cela nous apprend sur le quotidien des occupants. De plus, l’ouvrage est agrémenté d’une trentaine de planches exposant les découvertes : poteries, armes, squelettes, ou encore objets de parure, comme des aiguilles ou des bracelets. Ces artefacts sont faits d’os, de corne, de terre cuite ou de bronze. Enfin, plusieurs plans accompagnent le livre, qui permettent de situer les foyers et cabanes gauloises découverts. Cinq années de fouilles au Fort-Harrouard a aussi le mérite d’exposer la méthode archéologique adoptée par l’abbé Philippe pour ses fouilles. En effet, il tient à conserver une démarche très scientifique, ne creusant que par tranchées de 2 m 50 de largeur. Il affirme que cette méthode permet de gagner en précision ce qu’elle fait perdre en temps. Grâce aux indications précises du lieu où les objets sont trouvés et à leurs dessins, l’ouvrage offre une vision très claire des fouilles durant cinq années particulièrement riches en découvertes.

Pour en apprendre plus sur l’abbé Philippe, une page lui est consacrée : Joseph Philippe, dit abbé Philippe.


Les collections de la bibliothèque d'étude et de recherche du musée d'Archéologie nationale comprennent plus de 45 000 documents, accessibles sur rendez-vous, dont beaucoup illustrent la naissance de la science archéologique et sont aujourd'hui les fondements d'une historiographie en construction. La bibliothèque d'étude et de recherche du musée d'Archéologie nationale est membre du réseau FRANTIQ.

 

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