L'intérieur de La Chapelle et ses vitraux
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Travaux au château

La chapelle

Depuis l’automne 2017, les travaux conduits sous la maîtrise d’œuvre de Régis Martin, architecte en chef des monuments historiques, se sont portés sur la chapelle palatine du château, qui constitue l’un de ses joyaux sur le plan architectural.

L'accessibilité de la chapelle

Les travaux d’accessibilité de la Chapelle permettent aujourd'hui un accès des personnes à mobilité réduite et sont également un élément de mise en valeur de l’architecture de la Chapelle depuis la cour d’honneur, notamment par l’éclairage et la qualité des finitions.

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Un peu d'histoire !

Pourtant vantée par Viollet-le-Duc, la chapelle palatine du château souffre d’un déficit de réputation fort injuste !

Edifiée, à la demande du roi Louis IX – le futur Saint Louis - entre 1235 et 1238, elle constitue avec l’abbatiale de Saint-Denis, remise en chantier en 1231, l’acte inaugural de l’art gothique rayonnant et compte parmi les chefs d’œuvre de ce style dit « de cour », tout de légèreté et de lancettes reposant sur des voûtes ogivées. En la vouant à la protection de la famille royale, Louis IX l’inscrit dans une filiation dynastique qui la rapproche des autres chapelles palatines d’Ile-de-France ; par la présence mentionnée dans les chroniques des reliques du Christ confiées par l’empereur Beaudoin II au roi de France, il l’inscrit dans la sacralité de la fonction royale.

Ce vaisseau de pierre a ainsi été le cadre des fiançailles de François d’Angoulême – futur François Ier – et de Claude de France en 1514 mais aussi celui du baptême du jeune Louis XIV et de nombreux rites de passage (naissances, mariages, funérailles) au sein de la famille royale aux XVIe et XVIIe siècle. Elle est pour ainsi dire un «lieu de mémoire »  méconnu de l’histoire de l’Etat et de la monarchie, que la République a investi de la forte charge symbolique associée à l’idée de musée et de collections publiques.

Enclavée dans le château Renaissance, elle a connu d’importantes altérations au XVIIe siècle – bénéficiant notamment d’un important programme de décors peints et de commandes sous Louis XIII -  mais aussi une importante restauration au XIXe siècle, selon les plans d’Eugène Millet. Elle fut transformée en « Musée chrétien », à l’initiative de Salomon Reinach, alors conservateur en chef du musée des Antiquités nationales, en 1907.

 

Peindre comme les hommes préhistoriques
Les mercredis et vacances scolaires à 10h30 ou 14h30 - 1h30 - 6 à 10 ans