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Bronze 150

2025 : l’année du Bronze

L’année 2025 est placée sous le signe du Bronze, avec en point d’orgue l’exposition Les Maîtres du feu. L’âge du Bronze en France (2300–800 av. J.-C.) présentée au musée d’Archéologie nationale.

Conçue en partenariat avec l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et l’Association pour la promotion des recherches sur l’âge du Bronze (Aprab), cette exposition s’inscrit dans une ambitieuse « Saison Bronze » orchestrée à l’échelle nationale pour mettre en lumière les découvertes les plus récentes sur cette période fondatrice. Partout en France, musées, institutions et chercheurs se mobilisent autour d’une programmation riche : expositions, conférences, publications, médiation. L’âge du Bronze est à l’honneur.

L’histoire d’une révolution métallique

L’adoption du bronze – alliage de cuivre et d’étain – bouleverse les sociétés européennes : nouvelles économies, réseaux d’échange à longue distance, émergence de pouvoirs hiérarchisés, prestige des artisans, circulation des objets, pratiques rituelles inédites. Ce tournant marque une rupture.

Un véritable nouvel âge du monde s’ouvre alors, où le métal devient central et les échanges, notamment à travers la navigation maritime, se développent considérablement en Méditerranée comme sur la Manche.

 

Bateau de Douvres en cours de fouille
Extrémité sud du bateau de Douvres. En cours de fouille dans un caisson étanche, 9- 23 octobre 1992 © Andrew Savage/Canterbury Archaeological Trust

Des vestiges invisibles mais éloquents

La carte des sites de l’âge du Bronze témoigne de l’ampleur des découvertes réalisées ces vingt dernières années, en grande partie grâce à l’essor de l’archéologie préventive.

Plaines alluviales, plateaux, zones montagneuses, littoraux, rivières et lacs, tous les milieux géographiques sont concernés. La densité des gisements mis au jour est impressionnante. Et pourtant, les vestiges sont souvent discrets, réduits à de simples traces au sol : trous de poteaux, fosses, foyers domestiques. Rien de spectaculaire au premier regard. La nature périssable des matériaux utilisés – bois, torchis, fibres végétales – explique la disparition de ces architectures en surface. Mais ces structures modestes livrent aux archéologues une histoire dense et précieuse, patiemment reconstruite, offrant fragment par fragment des informations capitales sur l’organisation de l’habitat, les gestes du quotidien et l’évolution des sociétés de l’âge du Bronze.

Découvrez les cultures à l'âge du Bronze

Carte des sites de l’âge du Bronze en France (d’après Cyril Marcigny)

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