De Louis VI le Gros à Napoléon III
Le château de Saint-Germain-en-Laye a accueilli de nombreux rois de France depuis Louis VI le Gros ainsi que de grands personnages ou artistes.
Les objets
Roi
Louis VI le Gros
1081 - Paris / 1137 - Béthisy-Saint-Pierre (Oise)
Dates de règne : 1108 / 1137
Roi de France, dynastie des Capétiens directs
Il épouse Adélaïde de Savoie en mars 1115. Son règne se caractérise par sa volonté d'agrandir le domaine royal et par les privilèges fiscaux octroyés aux communautés rurales. Une résidence royale On sait qu'il y a une résidence à Saint-Germain-en-Laye avant 1124 qui est régulièrement fréquentée par le roi et sa cour. Ce premier édifice ne possède pas de fortifications. Louis VI choisit cet emplacement car il se situe près de la Seine et d'une forêt giboyeuse. Il sera en partie détruit par un incendie en 1364. Pour aller plus loin : - Bibliographie : KITAEFF M., « Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », In : Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, Volume 77, n°1, pp. 73-139, 1999. LEON C., « Yvelines. Saint-Germain-en-Laye. Une cave conservée du château médiéval », In : Bulletin monumental, Volume 166, n°2, pp. 163-167, 2008.
Roi
Louis IX, dit Saint Louis
1214 - certainement à Poissy (Yvelines) / 1270 - Tunis
Dates de règne : 1226 / 1270
Roi de France, dynastie des Capétiens
Il épouse Marguerite de Provence en mai 1234. Il est canonisé le 4 août 1297 par le pape Boniface VIII. Son règne est marqué par l'extension du domaine royal et par deux croisades (Egypte et Tunisie) dont la seconde lui sera fatale. La chapelle et le château Entre 1235 et 1238 environ, au plus tard 1239, il fait construire au château une sainte chapelle. Première des saintes chapelles, elle sert de modèle à celles de Paris (1242-1248) et de Vincennes (1379-1552) qui sont cependant plus richement décorées. En 1237 environ, des têtes du roi et des membres de sa famille sont sculptées dans la chapelle. On trouve aussi une galerie de portraits de ce style dans la Sainte-Chapelle (Paris). La rose de Saint-Germain-en-Laye, murée à la Renaissance, est entièrement vitrée au Moyen-Âge. Louis IX apprécie Saint-Germain-en-Laye car il y séjourne une cinquantaine de fois. On sait également que le roi y possède une "volerie" abritant des oiseaux de proie car la forêt saint-germinoise est réputée pour son gibier. Durant son règne, le logis est agrandi et une tour est érigée au nord-ouest de l'édifice. Les dimensions de la sainte chapelle de Saint-Germain-en-Laye : Longueur : 27 mètres Largeur : 11,6 mètres Hauteur : 16,4 mètres Diamètre de la rose : 10 mètres Hauteur des fenêtres : 10,5 mètres Pour aller plus loin : - Bibliographie : KITAEFF M., « Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », In : Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, Volume 77, n°1, pp. 73-139, 1999. LE GOFF J., Saint Louis, Paris, Gallimard, 1996. LEON C., « Yvelines. Saint-Germain-en-Laye. Une cave conservée du château médiéval », In : Bulletin monumental, Volume 166, n°2, pp. 163-167, 2008. RICHARD J., Saint Louis, Paris, Fayard, 1983. VILLES A., La sainte-chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye et les portraits de Saint Louis et de sa famille, Paris, Editions du Patrimoine, 2014.
Roi
François Ier
1494 - Cognac (Charente) / 1547 - Rambouillet (Yvelines)
Dates du règne : 1515 / 1547
Roi de France, dynastie des Valois-Angoulême
Il épouse en premières noces Claude de France en mai 1514 dans la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye. Il se marie une seconde fois en juillet 1530 avec Eléonore de Habsbourg. Il est considéré comme le roi emblématique de la période de la Renaissance française. Son règne permet un développement important des arts et des lettres en France. Il est le père d'Henri II. Un renouveau pour Saint-Germain-en-Laye En septembre 1539, le maître maçon Pierre Chambiges est chargé par le roi de restructurer le château. Il rénove entièrement les façades. François Ier veut faire de Saint-Germain-en-Laye un palais à l'italienne. Il fait également installer un toit terrasse qui est un choix étonnant et remarquable en France du nord. Avec le Louvre et Fontainebleau, Saint-Germain-en-Laye est un des châteaux les plus habités par le roi. Au XIXème siècle, Viollet-le-Duc affirme que "le véritable château de Saint-Germain... était celui de François Ier". On peut y admirer de nombreuses salamandres sculptées, emblème du roi. Un édifice méconnu : le pavillon de La Muette Le pavillon de La Muette est construit à partir de 1542 dans la forêt qui jouxte le château de Saint-Germain-en-Laye. Il est pensé comme une résidence secondaire dont le plan et les dimensions sont différentes du château principal. C'est un édifice plus petit possédant un toit en terrasse comme son voisin et des murs de pierre décorés de briques. Pour aller plus loin : - Bibliographie : BERCE F., « Saint-Germain-en-Laye, restaurations du XIXe siècle », In : Bulletin monumental, Volume 169, n° 3, pp. 263-264, 2011. KNECHT R. J., Un prince de la Renaissance. François Ier et son royaume, Paris, Fayard, 1998. LEON C., « Yvelines. Saint-Germain-en-Laye. Une cave conservée du château médiéval », In : Bulletin monumental, Volume 166, n°2, pp. 163-167, 2008.
Roi
Henri II
1519 - Saint-Germain-en-Laye / 1559 - Paris
Dates de règne : 1547 / 1559
Roi de France, dynastie des Valois-Angoulême
Il épouse Catherine de Médicis en octobre 1533. Son règne est marqué par l’essor du protestantisme. Il continue l’œuvre politique et artistique de son père, François Ier. Le théâtre et les baigneries Il s’agit d’une dépendance de l’édifice déjà existant. C’est Philibert Delorme qui se voit confier ce projet en 1557. Il est pensé comme une « maison du Théâtre et baignerie ». Cette extension organisée en quatre pavillons répond au problème du manque de place du château. Des spectacles peuvent s’y dérouler et un pavillon est réservé à des bains. Henri II ne vit cependant pas assez longtemps pour voir la fin des travaux. Au château de Saint-Germain-en-Laye, le règne voit l’inauguration de la salle de bal en 1549, appelée aussi salle de Mars. Il s’agit actuellement de la salle d’archéologie comparée. Le coup de Jarnac Saint-Germain-en-Laye accueille le 10 juillet 1547 le duel qui oppose Guy de Jarnac à François de Vivonne. Guy de Jarnac demande réparation après que des calomnies aient circulé sur son compte à la cour, lancées par le Dauphin, le futur Henri II. François de Vivonne se dévoue pour affronter le baron de Jarnac à la place du Dauphin. A la suite d’un coup donné derrière la jambe par Guy de Jarnac, François de Vivonne perd le duel et meurt des suites de sa blessure quelques heures après. De nos jours, le « coup de Jarnac » est synonyme d’habileté et d’ingéniosité. Pour aller plus loin : - Exposition Henri II. Renaissance à Saint-Germain-en-Laye - Bibliographie : JESTAZ B., « Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », In : Bulletin monumental, Volume 158, n°4, pp. 375-378, 2000. KITAEFF M., « Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », In : Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, Volume 77, n°1, pp. 73-139, 1999. « La vie de cour dans les châteaux royaux de Saint-Germain-en-Laye au XVIème siècle, d’Henri II à Henri IV (1547 à 1610) », Actes du colloque du 9 février 2008, Saint-Germain-en-Laye, n°45, Conférences et vie de l’association, Bulletin des Amis du Vieux Saint-Germain, 2008.
Roi
Henri IV
1553 - Pau (Pyrénées-Atlantiques) / 1610 - Paris
Dates de règne : 1589 / 1610
Roi de France, maison de Bourbon
Il épouse Marguerite de Valois en 1572 et en secondes noces Marie de Médicis en 1600. Son règne est marqué par les guerres de Religion auxquelles il met fin et par l'instauration du pouvoir absolu des Bourbons. Il est le père de Louis XIII. En 1528, sa mère, Jeanne d'Albret, naît au Château-Vieux. L'édifice est laissé par Henri IV à ses quatorze enfants qu'il fait élever tous ensemble. Le Dauphin supporte d'ailleurs mal cette situation. Le Château-Neuf Le roi fait agrémenter le pavillon de plaisance d'Henri II de nouvelles aires, de galeries et de pavillons. Le chantier est confié à Guillaume Marchand. Henri IV souhaite faire de ce nouveau château sa résidence royale. Dès 1599, le noyau central est habitable. De nouveaux jardins sont créés comprenant des grottes et des automates fonctionnant grâce à un emploi astucieux de l'eau qui laisse présager ce qu'on trouvera à Versailles. C'est dans ces jardins qu'on l'on trouve la première utilisation, en France, des buis pour tracer des motifs végétaux sur les parterres. Pour aller plus loin : - Bibliographie : CAPRI O., Les guerres de Religion (1559-1598). Un conflit franco-français, Paris, Ellipses, 2012. FORTEAU-VENET N., FOURNEL I., Saint-Germain-en-Laye, Histoire d’un millénaire, Condé-sur-Noireau, Editions du Valhermeil, 2004. KITAEFF M., « Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », In : Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, Volume 77, n°1, pp. 73-139, 1999. « La vie de cour dans les châteaux royaux de Saint-Germain-en-Laye au XVIème siècle, d’Henri II à Henri IV (1547 à 1610) », Actes du colloque du 9 février 2008, Saint-Germain-en-Laye, n°45, Conférences et vie de l’association, Bulletin des Amis du Vieux Saint-Germain, 2008.
Roi
Louis XIII
1601 - Fontainebleau (Seine-et-Marne) / 1643 - Saint-Germain-en-Laye
Dates de règne : 1610 / 1643
Roi de France, maison de Bourbon
Il épouse Anne d'Autriche en novembre 1615. Son règne est marqué par l'influence du cardinal de Richelieu et par la volonté de restaurer l'autorité royale et la puissance de la monarchie française en Europe. Il est le fils d'Henri IV et le père de Louis XIV. Le vœu de Louis XIII Le 10 février 1638, Louis XIII, souverain très pieux, publie à Saint-Germain-en-Laye une déclaration royale dans laquelle il affirme prendre "la très sainte, très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de (son) royaume". Louis XIII espère ainsi obtenir le Salut pour lui, ses proches et l'ensemble de ses sujets. Ce vœu est une réaction du roi face à la situation compliquée de son règne, agité par la question protestante, l'attitude des grands seigneurs, dont certains aimeraient un changement de la personne royale, et le manque de soutien de son entourage. En janvier 1638, la reine annonce sa grossesse. Cela est perçu comme un miracle car elle met fin à vingt-trois ans de stérilité du couple royal. La naissance du Dauphin, futur Louis XIV, est une preuve pour le roi que son vœu était fondé et nécessaire. Anne d'Autriche accouche le 5 septembre 1638 dans la chambre de Louis XIII du Château-Neuf en présence de ce dernier. Le Dauphin est ondoyé dans la chapelle du roi du Château-Neuf mais le baptême ne se fait que lorsqu'il atteint l'âge de quatre ans et demi. Pour aller plus loin : - Bibliographie : DE VAULGRENANT M., « Le vœu de Louis XIII », In : Revue d’histoire de l’Eglise de France, Volume 24, n°102, pp. 47-58, 1938. KITAEFF M., « Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », In : Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, Volume 77, n°1, pp. 73-139, 1999.
Roi
Louis XIV, dit le Roi-Soleil
1638 - Saint-Germain-en-Laye / 1715 - Versailles
Dates de règne : 1643 / 1715
Roi de France, maison de Bourbon
Il épouse Marie-Thérèse d'Autriche en juin 1660. Son règne, le plus long de l'histoire, est marqué par l'affirmation du caractère divin et absolu de la monarchie. Le traumatisme de la Fronde le motive tout au long de son exercice personnel du pouvoir à contrôler les nobles et à imposer une étiquette stricte à la cour. L'image de Saint-Germain-en-Laye Pendant la Fronde, le 5 janvier 1649, le jeune Louis et sa mère doivent fuir à Saint-Germain-en-Laye qui n'est pas meublé pour les accueillir. Cet épisode marque profondément le roi qui n'a que dix ans. Après la mort de sa mère Anne d'Autriche (1666), Saint-Germain-en-Laye devient la résidence principale de Louis XIV, et le siège de son gouvernement, qui s'installe au Château-Vieux. Il y aménage ses nouveaux appartements et fait reconstruire les terrasses supérieures du Château-Neuf. Jules Hardouin-Mansart ajoute un pavillon aux cinq angles du Château-Vieux entre 1682 et 1684. De 1660 à 1682, date à laquelle il part définitivement pour Versailles, Louis XIV vit les "folles années" de son règne rythmées par des fêtes et de nombreuses favorites. En 1676, l'"affaire des Poisons" secoue Saint-Germain-en-Laye. La favorite du roi, Madame de Montespan, est impliquée et sa faveur décline alors immédiatement. Sous Louis XIV, Saint-Germain-en-Laye connaît une vie de cour presque continue puisqu'on estime que le roi y passe dix mois sur douze en moyenne entre 1660 et 1682. Lors du départ du roi pour Versailles, la ville entière regrette le dynamisme qu'apportaient Louis XIV et son entourage. Pour aller plus loin : - Bibliographie : BOUCHENOT-DECHIN P., Connaissance des Arts, Hors-série n° 575 : André Le Nôtre, Paris, Connaissance des Arts, 66 pages, 2013. JESTAZ B., « Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », In : Bulletin monumental, Volume 158, n°4, pp. 375-378, 2000. KITAEFF M., « Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », In : Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, Volume 77, n°1, pp. 73-139, 1999.
Personnage du musée
André Le Nôtre
André Le Nôtre se distingue par ses travaux pour Louis XIV de 1645 à 1700. Il s'est occupé des jardins de Vaux-le-Vicomte, de Versailles, de Chantilly, de Saint-Germain-en-Laye et de Saint-Cloud. La terrasse de Saint-Germain-en-Laye En 1662, Louis XIV demande à André Le Nôtre de remodeler les jardins du Château-Vieux. Le jardinier du roi est un adepte du "jardin à la française" qui est un concept paysager contrôlant la nature, à l'inverse du "jardin à l'anglaise". La "grande terrasse" est le chef-d'œuvre de Le Nôtre à Saint-Germain-en-Laye. Les travaux commencent en 1669 et s'achèvent en 1674. Le Nôtre crée une illusion d'optique qui donne l'impression que la terrasse n'a pas de fin. Elle mesure 2,4km de long et 30m de large. A la fin des travaux, le domaine de Saint-Germain-en-Laye est dans sa configuration complète. Il se compose ainsi des deux châteaux et d'une série de jardins à la française et à l'anglaise. La terrasse reste encore aujourd'hui l'élément majeur du site. Pour aller plus loin : - Bibliographie : BOUCHENOT-DECHIN P., Connaissance des Arts, Hors-série n° 575 : André Le Nôtre, Paris, Connaissance des Arts, 66 pages, 2013. MICHAUD L.-G., Biographie universelle, ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes, Paris, Editions A. Thoisnier Desplaces, 1843.
Mégalithe
Pierre Robert
Environ 1622 - Louvres, près de Paris / 1699 - Paris
Compositeur français
Une formation prestigieuse Pierre Robert fait ses études musicales à la maîtrise de Notre-Dame de Paris sous la direction des maîtres de musique Henry Frémart, Jean Veillot puis François Cosset. Il est enfant de chœur à Notre-Dame de Paris en 1639, puis maître de musique à la cathédrale de Senlis (1643-1650). En 1648, il obtient le premier prix au concours de Sainte-Cécile du Mans. Une carrière identique à celle d'Henry Du Mont A partir de 1653, sa carrière musicale est parallèle à celle d’Henry Du Mont. Il est maître de chapelle à Notre-Dame de Paris puis sous-maître de la chapelle royale en 1663. Enfin, en 1672, il devient compositeur de la Chapelle et de la Chambre du roi. Il obtient alors le quartier d’avril-mai-juin, le roi ayant décidé de diviser l’année en quartiers afin que les différents compositeurs se divisent cette tâche fort importante et qui ne pouvait être assumée par un seul homme. Il compose des œuvres destinées à être jouées durant la messe quotidienne du souverain. Le tournant de 1682 : la cour s'installe à Versailles Ordonné prêtre très jeune, il reçoit plusieurs bénéfices ecclésiastiques grâce auxquels il vit après sa démission de 1682. Henry Du Mont démissionne la même année à la suite de l’installation définitive de la cour à Versailles. Les deux hommes, déjà âgés, laissent la place à de plus jeunes compositeurs. En 1684, Le roi ordonne la publication de ses vingt-quatre grands Motets pour la chapelle du roy. Du Mont et Robert sont les véritables créateurs de ce genre musical emblématique du règne de Louis XIV. Pour aller plus loin : - Bibliographie : DECOBERT L., Henry Du Mont (1610-1684) : Maistre et compositeur de la Musique de la Chapelle du Roy et de la Reyne, Wavre, Mardaga, 2011. - Liens : www.larousse.fr/encyclopedie/musdico/Robert/169883 www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-robert/
Mégalithe
Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière
1622 – Paris / 1673 – Paris
Acteur, chef de troupe, auteur et metteur en scène français
Les origines de l'acteur Molière est un homme de théâtre complet et qui joue sur toute la gamme des effets comiques : de la farce à la psychologie la plus poussée. Il élève la comédie et en fait un genre majeur. Il est issu d’une famille dans laquelle son grand-père et son père sont maîtres tapissiers du roi. Sa mère meurt alors qu’il a dix ans. Il étudie à Paris dans un collège jésuite et hérite ensuite de la charge de tapissier du roi à son tour. De l'anonymat au succès En 1643, il fonde avec la comédienne Madeleine Béjart l’Illustre-Théâtre. Ils font faillite et fondent une nouvelle troupe qui tourne 13 ans en province. En 1659, après son retour à Paris, il présente les Précieuses ridicules qui est un véritable triomphe. Deux après, il entame une fructueuse collaboration avec Jean-Baptiste Lully et obtient la protection du roi. A 40 ans, il épouse Armande Béjart, la fille de Madeleine Béjart, et ils ont 3 enfants ensemble. Molière s'éteint et Lully rayonne Après quelques succès comme Le Bourgeois Gentilhomme en 1670, Molière est supplanté par Lully dans la faveur royale. Pris d’un malaise sur scène lors d’une représentation, Molière meurt chez lui un soir de 1673 et est enterré de nuit sans inhumation chrétienne. Molière en 5 œuvres : 1643 : Le Malade imaginaire 1666 : Le Médecin malgré lui 1668 : L’Avare 1670 : Le Bourgeois Gentilhomme 1671 : Les Fourberies de Scapin Pour aller plus loin : Liens : www.geo.fr/photos/reportages.geo/lully-et-moliere-le-duo-infernal-127596 www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Jean-Baptiste_Poquelin_dit_Molière/133609
Mégalithe
Jean-Baptiste Lully
1632 – Florence / 1687 – Paris
Compositeur, musicien, danseur et chorégraphe français
Un Italien à la cour Issu d’une famille modeste de meuniers italiens, Giovanni Battista Lulli arrive en France en 1646 et entre au service de Mademoiselle de Montpensier. Louis XIV le remarque grâce à ses qualités de violoniste et de danseur en 1653 et lui offre le titre de « Compositeur de la Musique instrumentale ». Son talent repose sur la fusion qu’il obtient des traditions musicales italienne et française. La première partie de sa carrière est dédiée à la musique de ballet. Le roi lui accorde sa naturalisation en 1661. Les collaborations de Lully Avec Molière, il crée la comédie-ballet mais leur collaboration prend fin dix ans après à la suite d’une querelle financière. En 1672, c’est Philippe Quinault qui devient le librettiste de Lully. Ils mettent en place la tragédie ou l’opéra « à la française ». Lully a dès lors le monopole de la création lyrique dans tout le royaume. Plus de 140 représentations sont données dans la salle de bal du château de Saint-Germain-en-Laye. Une fin amère Il décède à la suite d’un coup de canne qu’il s’est malencontreusement donné sur l’orteil en battant la mesure durant une répétition. Refusant de se faire amputer car danseur, la gangrène finit par l’emporter le 22 mars 1687. Jean-Baptiste Lully en 5 œuvres : 1660 : Xerse 1670 : Le Bourgeois Gentilhomme, avec Molière 1676 : Atys 1677 : Te Deum 1686 : Armide, son chef-d’œuvre Pour aller plus loin : Liens : www.francemusique.fr www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Jean-Bapiste_Lully/130652 www.geo.fr/photos/reportages.geo/lully-et-moliere-le-duo-infernal-127596
Personnage du musée
Jules Hardouin-Mansart
1646 - Paris / 1708 - Marly-le-Roi (Yvelines)
Architecte français
On lui doit, entre autres, la galerie des Glaces et la chapelle du château de Versailles. Son œuvre connaît un rayonnement qui dépasse les frontières françaises. Le remaniement du Château-Vieux Louis XIV regroupe autour de lui une cour toujours plus nombreuse afin de surveiller étroitement la noblesse. La Fronde fut à l'origine de cette méfiance qui ne le quitta plus. Les deux châteaux ne peuvent accueillir davantage de monde en 1681. Jules Hardouin-Mansart se voit confier l'agrandissement du Château-Vieux par le roi. Cinq pavillons sont érigés aux angles de l'édifice. La rose de la façade occidentale de la chapelle est alors définitivement murée. Ces changements s'accordent avec les parterres de Le Nôtre. Cependant, le départ de la cour pour Versailles en 1682 ne permet pas aux travaux d'être complètement conduits à leur terme. Le château accueille par la suite, de 1689 à 1718, les Stuarts exilés. Pour aller plus loin : Liens : http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Jules_Hardouin-_Mansart/131555
Personnage du musée
Napoléon III
1808 - Paris / 1873 - Chislehurst (Royaume-Uni) Dates de règne : 1852 / 1870
Empereur des Français
Un Empereur-archéologue Passionné d'archéologie et d'histoire, il écrit une monumentale Histoire de Jules César aidé d'une équipe de collaborateurs dont il assure la direction, comprenant notamment Alfred Maury, Prosper Mérimée et Victor Duruy. Parallèlement à ses recherches sur l'artillerie romaine, l'Empereur joue un rôle important dans la mise en œuvre d'une véritable archéologie nationale : - il constitue en juillet 1858 la Commission topographique chargée de dresser une carte de la Gaule dont le but fixé est d'"étudier la géographie, l'histoire et l'archéologie nationale jusqu'à l'avènement de Charlemagne". - il institue des chaires d'antiquité à l'Ecole normale supérieure, à l'Ecole des Chartes et Collège de France. - il permet l'envoi de missions archéologiques en Espagne, Macédoine, Syrie, Algérie, Tunisie, Grèce ou encore en Asie Mineure pour documenter entre autres, les différentes campagnes de Jules César. La création du Musée des Antiquités celtiques et gallo-romaines En 1861, il visite le site d'Alise-Sainte-Reine identifié comme Alésia. Il se rend ensuite à Gergovie et à Bibracte en 1862. Le 8 mars de la même année, il crée le Musée des Antiquités celtiques et gallo-romaines (actuellement le Musée d'Archéologie nationale) par décret, auquel il fait don de sa collection. Son inauguration se déroule le 12 mai 1867 en présence de l'Empereur. Les salles sont ouvertes trois jours par semaine et présentent le produit des fouilles qu'il a ordonnées. On peut également y admirer des moulages et des maquettes relatives à la guerre des Gaules ainsi que la donation de Jacques Boucher de Perthes et les collections offertes par le roi Frédéric VII de Danemark. Il finance à hauteur de plus de 8 millions de francs des recherches archéologiques, des études expérimentales et des travaux cartographiques. En 1865, il fait ériger une statue de Vercingétorix au mont Auxois dont le piédestal porte l'inscription suivante : "La Gaule unie ne formant qu'une seule nation, animée d'un même esprit peut défier l'univers. Napoléon III à la mémoire de Vercingétorix". Pour aller plus loin : - Exposition d'Alésia à Rome. L'aventure archéologique de Napoléon III - Bibliographie : ANCEAU E., Napoléon III, Paris, Tallandier, 2008. BERCE F., « Saint-Germain-en-Laye, restaurations du XIXe siècle », In : Bulletin monumental, Volume 169, n° 3, pp. 263-264, 2011. BOISSAY C., « Inauguration du Musée gallo-romain », Le Figaro, p. 3, mardi 14 mai 1867. BOULET F., Leçon d’histoire de France : Saint-Germain-en-Laye, des antiquités nationales à une ville internationale, Paris, Les Presses Franciliennes, 2006. BRIERE J., Le château de Saint-Germain-en-Laye en dates et en chiffres, Luçon, Editions Jean-Paul Gisserot, 2009. D’ARJUZON A., Victoria et Napoléon III. Histoire d’une amitié, Biarritz, Atlantica, 2007. GRANGER C., L’Empereur et les arts : la liste civile de Napoléon III, Paris, Ecole des Chartes, 2005. LUNDBECK-CULOT K., « Frédéric VII, roi du Danemark, Napoléon III et l’archéologie. Les deux premiers donateurs du Musée des Antiquités Nationales de Saint-Germain-en-Laye », In : Antiquités nationales, n°9, pp. 99-118, 1997. MUSEE D’ARCHEOLOGIE NATIONALE, Du château royal au Musée d’archéologie nationale : Saint-Germain-en-Laye, Paris, RMN-Grand Palais, 2007. PERIN P., Le musée des Antiquités nationales, Paris, RMN Fondation BNP Paribas, 2004. TULARD J. (collectif), Dictionnaire du Second Empire, Paris, Fayard, 1995. YON J.-C., Le Second Empire. Politique, société, culture, Paris, Armand Colin, 2004. - Liens : https://www.cotedor.fr/files/content/sites/cg21-2/files/conseilgeneral21/pdf-documents-cg21/pdf-doc-culture-patrimoine/Alesia/archeologie/Les%20fouilles%20du%20Second%20Empire%20à%20Alésia.pdf https://www.cotedor.fr/files/content/sites/cg21-2/files/conseilgeneral21/pdf-documents-cg21/pdf-doc-culture-patrimoine/Alesia/archeologie/Napoléon%20III%20et%20l'archéologie.pdf www.bnf.fr/documents/biblio_musee_antiquites.pdf