Nouveaux apports de l’archéogénétique dans l’étude du Néolithique en France
Le 5 février 2025
18:30 - 20:00
Durée moyenne 1h30
Adultes
Présenté par Eva-Maria Geigl
En Europe il y a 8500 – 6000 ans, le mode de vie d’agriculteurs a été introduit et a supplanté le mode de vie de chasseurs-cueilleurs mésolithiques.
L’analyse des génomes d’individus ayant vécu à cette époque a montré que cette transition culturelle a été la conséquence d’une migration des descendants des premiers agriculteurs du Proche-Orient qui sont partis d’Anatolie vers 6500 avant l’ère commune (AEC commençant à l’an zéro) pour arriver dans le Bassin parisien vers 5100 AEC. Durant les millénaires suivants, de nouvelles cultures émergent. Notre analyse génomique d’individus associés à différentes cultures néolithiques nous a permis d’identifier migrations, métissages avec les chasseurs-cueilleurs mésolithiques et certains aspects du fonctionnement de ces sociétés néolithiques.
A la fin du 4ème et au début du 3ème millénaire AEC, des populations originaires des steppes pontiques-caspiennes ont migré vers l’ouest. Leur signature génomique caractéristique est alors trouvé dans les génomes d’individus en Europe centrale et septentrionale associées à la culture de la céramique cordée. Nous avons caractérisé, au travers d’une analyse archéogénétique des individus de la fin du Néolithique dans le Bassin parisien, des dynamiques de métissage non détectées auparavant qui coïncident avec les transitions culturelles de la céramique cordée et du campaniforme.
Conférence par Eva-Maria Geigl, directrice de recherche au CNRS, Université Paris Cité, CNRS, UMR 7592, Institut Jacques Monod
Tarif
Gratuit
Réservation
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