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Hommage à Patrick PERIN

Le musée d’Archéologie nationale a la tristesse de vous faire part du décès d’un de ses anciens directeurs, Patrick Périn, à l’âge de 83 ans, survenu le 16 février 2026.

Spécialiste d’archéologie mérovingienne, Patrick Périn a été tout d’abord conservateur au musée Carnavalet (de 1971 à 1984), puis conservateur du musée des Antiquités de la Seine maritime à Rouen (de 1984 à 1996). En 1996, il a pris la direction du musée d’Archéologie nationale – alors musée des Antiquités nationales – jusqu’à sa retraite en 2012. En 2000, il y a présenté l’exposition internationale intitulée « L’or des Princes barbares », réalisée en collaboration avec Françoise Vallet, conservatrice chargé des collections du premier Moyen Âge du MAN. Il y a également soutenu la rénovation muséographique des collections d’archéologie gauloise, achevée en 2012.

Parallèlement à son activité de conservateur de musée, Patrick Périn a enseigné à l’École Pratique des Hautes Études et à l’École des Hautes Études en Sciences sociales (de 1971 à 1983), avant de rejoindre l’université de Paris IV (de 1983 à 1989) et l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne (de 1995 à 2007) en tant que chargé de cours puis professeur associé en archéologie médiévale. Il fut également membre du Conseil national de la recherche archéologique (de 1995 à 1999).

Patrick Périn a profondément marqué l’archéologie française du haut Moyen Âge, en introduisant, dans les années 1980, les méthodes de sériation mathématique à la datation typo-chronologique des sépultures mérovingiennes, avec René Legoux. Il fut commissaire pour la France de l'exposition internationale "Les Francs précurseurs de l'Europe - Die Franken, Wegbereiter Europa" présentée au Petit-Palais en 1997 à la suite de sa présentation à Mannheim et avant celle à Berlin. En collaboration avec Thomas Calligaro, chercheur au Centre de recherche et de Restauration des Musées de France, il a renouvelé l’étude des grenats mérovingiens, en révélant leurs origines lointaines et leur circulation jusqu’en Europe occidentale. Depuis de nombreuses années, Patrick Périn consacrait ses recherches à la ré-étude pluri-disciplinaire des tombes royales mérovingiennes de la Basilique de Saint-Denis, dont celle d’Arégonde, une des épouses de Clotaire, le dernier fils de Clovis.