Rondelle perforée

Rondelle perforée

Rondelle perforée

Parcourir les CollectionsLe PaléolithiqueThe Palaeolithic Period
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Matière et technique: 
Omoplate de renne
Origine et date: 
Le Mas-d’Azil (Ariège)
Artiste(s): 

Dimensions :

5 cm

Les milliers d’outils en silex et les centaines d’oeuvres d’art abandonnés dans la grotte du Mas d’Azil, associés à la taille gigantesque de cette caverne, laissent supposer que cette grotte était sans doute utilisée comme lieu de rassemblement pour tous les groupes plus ou moins voisins. C’est ainsi qu’à l’automne et en hiver, hommes, femmes et enfants se retrouvaient pour resserrer les liens, participer à des fêtes et des rituels communs, prendre mari ou femme, échanger informations et biens. Chevaux, rennes, aurochs, bisons, chamois, bouquetins et sangliers étaient dépecés à l’extérieur de la grotte. Les occupants alimentaient leurs feux avec du chêne. Quelques peintures et gravures ont été réalisées.

Les rondelles à décor figuratif sont rares. Le bord de celle-ci a été soigneusement poli. Le plus grand nombre a été mis au jour au Mas d’Azil. On y a même découvert la seule rondelle portant des humains. Un aurochs adulte considéré comme une femelle du fait de la finesse de sa tête est représenté sur cette face. Seul l’avant-train est figuré. Le garrot et le poitrail sont marqués de courtes incisions. Les cornes et les oreilles ne sont qu’esquissées. Des points figurent l’œil et la narine.


L’autre face de la rondelle nous montre un bisonneau qui, d’après la taille de sa corne et la courbure de sa bosse doit avoir environ cinq mois. Ce jeune bison fait la moitié de la taille de l’animal adulte. Là aussi, on retrouve les mêmes incisions le long du garrot et du poitrail. Des femelles aurochs peuvent parfois adopter des bébés bisons.

 Omoplate découpée Saint-Michel d’Arudy (Basses-Pyrénées)
Les rondelles sont découpées dans des omoplates de rennes. Elles sont ensuite ornées de figurations le plus souvent géométriques. Puis perforées, elles seront soit cousues sur des vêtements, soit portées en pendentif. Ici, l’artiste a découpé trois rondelles.

Le bois de renne n’est pas le seul matériau dont les hommes préhistoriques se sont servis pour fabriquer leurs pendeloques. Ils ont aussi utilisé les coquillages, les dents des animaux chassés ou trouvés morts (cervidés, bovinés, équidés, mais aussi ours, loups ou encore félins) et, bien sûr, l’ivoire de mammouth.

 

Présentation dans le cadre de l'objet du mois

 

Retrouvez l'objet dans la revue Archéologia n° 553 - Avril 2017