Disque perforé néolithique

Disque perforé néolithique

Disque perforé néolithique

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Origine et date: 
Silex
Néolithique moyen, seconde moitié du IVe millénaire av. J.-C.
Dim. : 18 X 4,5 cm
Poids : 1,478 kg
Découvert à Saint-Germain-en-Laye
Artiste(s): 

Le disque perforé de Saint-Germain-en-Laye, trouvé fortuitement en 1968 dans un terrain agricole, a été offert au Musée par son inventeur, M. Bonamy.

 

Description

Cet objet mesure 18 cm de diamètre pour 4,5 cm d’épaisseur et pèse 1,478 kg. La perforation centrale mesure 1,7 cm de diamètre à la jonction des deux trous de cône qui la forment. Le tranchant est assez vif et rectiligne. Les deux faces sont taillées par grands enlèvements rayonnants, laissant subsister autour de la perforation de petites surfaces de la gangue naturelle du silex.


Datation

Les objets de ce type sont considérés comme appartenant au Néolithique moyen, dans la seconde moitié du IVe millénaire avant notre ère. Cette datation repose avant tout sur la carte de répartition de ces objets, qui laisse supposer leur appartenance à la civilisation dite « Chasséen du Bassin parisien ». Mais l’absence de contexte rend cette datation très hypothétique.


Méthode de fabrication

Le tailleur a choisi une dalle de silex à perforation naturelle. Ce trou a été agrandi par deux forages convergents, à partir des deux faces. Ensuite, l’ensemble a été façonné par enlèvements alternés, au percuteur. Le tranchant périphérique, très rectiligne, a été régularisé par fines retouches régulières. Il n’y a aucune trace de polissage.


Destination ou fonction : un problème non résolu

L’expression « casse-tête » est une métaphore, inspirée par la ressemblance superficielle avec des masses d’arme en pierre, observées au XIXe siècle
dans des populations exotiques. Le mode d’emmanchement, très peu commode, ne permet pas une telle utilisation. Aucune trace d’usage original ne permet de reconstituer une fonction précise. L’hypothèse d’une arme de jet est incompatible avec le poids de l’objet et la qualité de sa fabrication. Il ne s’agit pas non plus d’un lest de bâton à fouir.


Un rôle symbolique ?

La fixation à l’extrémité d’une mince hampe en bois reste possible, droite ou oblique. On pourrait dans ce cas invoquer une utilisation comme insigne de pouvoir. Mais l’objet a pu être porté en sautoir, par exemple lors de cérémonies, malgré son poids. La forme ronde, la disposition rayonnante des enlèvements de façonnage, l’éclat du silex ne sont pas sans évoquer une symbolique « solaire ».

 

Présentation dans le cadre de L'objet du mois (pdf)

A retrouver dans la revue Archéologia, n°527/décembre 2014