Retour d'une chasse à l'ours

Retour d'une chasse à l'ours

 

Âge de la pierre polie

de Fernand-Anne Piestre dit Cormon (1845 -1924)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour d’une chasse à l’ours. Âge de la pierre polie fait partie des oeuvres qui ont marqué leur époque, autant par ses dimensions colossales (6,05 m de haut sur 8,95 m de large) que par son sujet. Le tableau orne l’ancienne salle de bal du château de Saint-Germain-en-Laye, actuelle salle d’archéologie comparée du musée d’Archéologie nationale (MAN), depuis le 24 juin 1890. Hormis durant la période des travaux de rénovation de la salle de 1895 à 1905, il n’a jamais quitté cet emplacement. Il s’agit en effet d’une peinture à l’huile sur toile spécialement commandée pour le musée des Antiquités nationales en 1881 par l’Administration des Beaux-Arts. Cette oeuvre spectaculaire, dont une esquisse de 1882 est conservée au musée des Beaux-Arts de Carcassonne, fut saluée au Salon de 1884 et présentée à l’Exposition universelle de Paris en 1889.

 

Cormon, un peintre passionné par la Préhistoire

 

 

 

Élève des peintres Cabanel, Fromentin et Busson, Fernand Cormon a été classé parmi les peintres académiques, notamment en raison de l’intérêt particulier qu’il portait au dessin. Il a connu une carrière considérable sous la IIIe République exécutant de nombreuses commandes publiques. Régulièrement médaillé au Salon à partir de 1870, le peintre n’y présente rien en 1879 afin de se consacrer à son oeuvre monumentale intitulée Caïn, inspirée par la Légende des siècles de Victor Hugo. Ce tableau crée l’événement, est acheté par l’État et vaut la Légion d’honneur à son auteur. Contrastant avec l’exécution lisse et les couleurs claires des autres oeuvres du Salon, il se rattache à la peinture d’histoire par son sujet et au naturalisme par son traitement.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant de nombreuses années, le peintre se consacre à la représentation de l'homme primitif et reçoit de nombreuses récompenses entre 1877 et sa mort.

Les musées s'arrachent ses toiles et il participe au décor de plusieurs galeries du Muséum national d'histoire naturelle de Paris. Son succès est si éclatant qu’on lui confie aussi la réalisation de plusieurs plafonds du Petit Palais.

Professeur à l’École des Beaux-Arts de Paris, Cormon est élu membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1889 et devient le président du comité des Artistes français en 1912.

 

 

 

 

Une scène de genre "à la mode préhistorique"

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Un reliquat de la galerie de peintures du musée des Antiquités nationales

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