Reconstitution fictive d'une table gallo-romaine

Reconstitution fictive d'une table gallo-romaine

Reconstitution fictive d'une table gallo-romaine

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Origine et date: 
Période gallo-romaine
Artiste(s): 

Ce rassemblement arbitraire d’objets découverts dans différents lieux évoque une table gallo-romaine assez cossue. Les plus pauvres utilisaient sans doute quotidiennement une vaisselle en bois et en terre cuite plus modeste, même s’ils possédaient une pièce ou deux en verre ou en céramique fine. Au contraire, sur les tables plus riches, vaisselle d’argent et verres très décorés abondent.

La base de l’alimentation gallo-romaine reste la céréale, préparée en pain ou en bouille. On mange souvent assis à une table, la façon de manger couché des Romains étant sans doute le fait des plus riches. Aux ressources alimentaires anciennes (viandes, poissons, légumes, fruits...) s’ajoutent à l’époque gallo-romaine des mets ou des façons de préparer les plats d’origine romaine, comme le garum, sauce de poisson fermentée proche du nuoc-mam vietnamien, ou les épices et les sauces.

Image 2 :
La grande bouteille carrée en verre n’était peut-être pas destinée à figurer sur la table où était servi le repas. Plutôt qu’une cruche de service des liquides, il s’agissait sans doute plutôt d’un récipient de stockage, un emballage perdu. Sa forme quadrangulaire, qui permet la juxtaposition aisée et sans perte de place de plusieurs bouteilles du même type, dans une caisse ou un casier, et l’absence totale de décor, vont dans ce sens. Les flacons de stockage en verre de forme géométrique sont particulièrement abondants en Gaule romaine à partir de la fin du Ier siècle et pendant tout le IIe siècle, et montrent bien que le matériau était devenu très commun et peu coûteux.

Image 3 :
L’assiette contient des œufs en terre cuite antiques. Si la volaille semble avoir été assez peu consommée en Gaule, ce n’est pas le cas des œufs, de poule, de cane ou de pigeon. Les Gallo-romains mangent avec leurs doigts, les mets devant être tranchés avant d’arriver sur la table, mais utilisent des cuillers, en bronze, en os ou en argent, comme ici, pour entamer un œuf, ou extraire un coquillage de sa coquille avec l’extrémité pointue de l’ustensile. Les huîtres, de Marseille, du Médoc ou de Vendée, sont en effet déjà fort appréciées. Les cuillers servent aussi à manger des aliments liquides. Ici, bien qu’elles soient en argent, elles ne constituent pas des objets de très haut luxe, puisque leur poids varie entre 10 et 40 g.

Image 4 :
Ce bol d’un beau rouge brillant à décor en relief est un vase en céramique sigillé. Ce type de céramique fine, essentiellement utilisée comme vaisselle de table, fut d’abord produite en Italie, avant d’être fabriquée sur une très large échelle en Gaule, à partir de la fin du Ier siècle avant Jésus-Christ.
Des ateliers, installés à la Graufesenque, dans l’Aveyron, et dans sa région, comme à Banassac en Lozère où ce vase a été fabriqué, produisent des vases ornés ou lisses, munis dans ce dernier cas d’une estampille indiquant le nom du potier. Une partie de cette production est exportée au loin, jusque sur le Rhin, où stationne l’armée romaine. Par la suite d’autres groupes d’ateliers se développeront dans le centre, à Lezoux (Puy-de-Dôme), et dans l’est.