Louis-René et Suzanne-Raymonde de Poilloüe, comte et comtesse de Saint-Périer

Louis-René et Suzanne-Raymonde de Poilloüe, comte et comtesse de Saint-Périer

Louis-René et Suzanne-Raymonde de Poilloüe, comte et comtesse de Saint-Périer

Les grandes figures du musée
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Origine et date: 
1877 - près de Chambord / 1950 - Morigny-Champigny (Essonne)
1890 - Paris / 1978 - Morigny-Champigny
Archéologues français.
Artiste(s): 

Un comte passionné d'archéologie

 

René de Poilloüe, comte de Saint-Périer, fait ses études de médecine de 1898 à 1903. Il se passionne pour l’archéologie en 1911. Il réalise des fouilles à Souzy (Rhône) en 1912 et met au jour un ensemble exceptionnel de mosaïques gallo-romaines. Le site est important car on y découvre une tête de statuette hellénistique. Son grand-père avait commencé à le défricher dès 1865. Il passe également un bail avec la commune de la grotte des Rideaux (Lespugue, Haute-Garonne) afin d’en avoir l’exclusivité. En 1912, il commence à fouiller la grotte des Bœufs (Jura) et la grotte des Harpons (Haute-Garonne).

 

Une rencontre décisive...

 

Pendant la Première Guerre mondiale, il est mobilisé comme médecin-major. Il rencontre alors Suzanne-Raymonde François, une infirmière agrégée de grammaire et passionnée d’histoire de l’art. Ils se marient après le conflit. Ils explorent ensemble des sites du Sud-Ouest et de Seine-et-Oise car ils vivent au château de Morigny. En 1920-21, R. de Saint-Périer reprend ses publications et les fouilles d’avant-guerre. A partir de 1928, le couple fouille la grotte d’Isturitz (Pyrénées-Atlantiques), il s’agit de son chantier le plus important avec celui de Lespugue.

 

Un soutien sans faille et une continuatrice assidue

 

Suzanne-Raymonde passe la majeure partie de sa vie à aider son mari dans ses campagnes de fouilles. C’est à elle que l’on doit, par exemple, la découverte de la Vénus de Lespugue (1922). Une excellente publication fera suite à cette découverte. Le couple installe dans son château des vitrines afin d’exposer ses collections préhistoriques. S. de Saint-Périer se faisait toujours un plaisir de les montrer à ses visiteurs ou à des lycées et des étudiants. Après la mort de son mari, elle continue ses travaux et à s’intéresser à la préhistoire.

A la suite du décès de Suzanne de Saint-Périer, la collection du couple rejoint le Musée des Antiquités nationales. Cependant, certains objets furent donnés à d’autres musées comme c’est le cas pour la vénus de la grotte des Rideaux qui est conservée au Musée de l’Homme.

 

Pour aller plus loin :

- Bibliographie :

FEREMBACH D., « Nécrologie – Madame de Saint-Périer (1890-1978) », In : Bulletins et Mémoires de la Société d’anthropologie de Paris, XIIIe série, Tome 5, Fascicule 1, p. 13, 1978.

GRAN-AYMERICH E., Dictionnaire biographique d’archéologie 1798-1945, Paris, CNRS Editions, 2001.

 

- Liens :

http://www.leparisien.fr/espace-premium/essonne-91/un-tresor-que-l-on-doit-au-couple-saint-perier-18-12-2012-2415825.php

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00911571