Bouquetins affrontés

Bouquetins affrontés

Bouquetins affrontés

Parcourir les CollectionsLe PaléolithiqueThe Palaeolithic Period
Partager
Matière et technique: 
Calcaire
Origine et date: 
Abri du Roc-de-Sers (Charente)
Vers 18 000 avant J.-C.
Artiste(s): 

La frise du Roc-de-Sers rassemble les douze blocs les moins abîmés découverts par Henri Martin en 1927. Il s’agit vraisemblablement d’un sanctuaire, c’est-à-dire d’un lieu dans lequel se seraient déroulées des cérémonies « religieuses » ou « magiques ». Trop d’éléments manquent pour reconstituer l’organisation de la frise. Les artistes ont dû utiliser des pics en silex pour marteler la paroi et des blocs pour l’abraser et la polir. Cette frise était peinte en partie, comme le prouvent les traces de colorants sur deux des blocs.

Ce bloc figure deux bouquetins affrontés. L’animal de droite semble se dresser. Sa tête aux longues cornes s’appuie sur celle de l’autre bouquetin. Son œil est allongé. Sa narine est ouverte. Les représentations d’animaux affrontés, le plus souvent de la même espèce, ne sont pas rares dans la peinture pariétale (peinture sur les parois des grottes).


Ce cheval a, comme toutes les représentations de chevaux, un ventre distendu et des pattes courtes. Le corps est massif. La tête est détaillée. Sont figurés : la bouche, le naseau, l’œil et les deux oreilles. Ce cheval est le seul animal de la frise à être vu de profil à gauche.


Nous voici en présence de deux animaux. L’un est un cheval au ventre volumineux et aux pattes courtes. L’autre est un animal composite. Son corps massif aux pattes très courtes évoque un bison. Mais, sa tête, sans doute retaillée rappelle celle d’un sanglier. Les figurations représentant deux animaux d’espèces différentes sont rares. On peut aussi trouver des animaux fantastiques (comme la « Licorne » de Lascaux), mais aussi des animaux volontairement sans tête (surtout chevaux ou ours).


Cette sculpture nous montre un humain fuyant devant un animal. Les jambes ployées de la figuration humaine semblent bien indiquer le chasseur courant. Cet homme porte un bâton sur l’épaule. Les représentations masculines sont trois fois moins nombreuses que les féminines. Les hommes peuvent participer à des scènes de chasse. Certains portent des bâtons.
Des « sorciers » sont revêtus d’attributs animaux : cornes, ramures, queue. Beaucoup de figurations humaines sont indéterminées et qualifiées simplement « d’anthropomorphes ».
Des phallus sont gravés ou sculptés.

Le corps massif de l’animal est surmonté d’une bosse. Le ventre est saillant. Les pattes sont courtes. Le cou et la tête penchés sur l’arête du bloc évoquent une charge. La corne droite semble brisée. La corne gauche, plutôt fine, descend le long de la tête, se recourbe en-dehors et finit par passer sur la patte. Cette corne est caractéristique du bœuf musqué (Ovibos, animal tenant du bœuf et du mouton qui vit aujourd’hui dans les toundras du Haut Arctique).
Son corps ressemble plutôt à celui d’un bison.